Ceci est un cri d’alarme, ne l’oubliez pas. Si ce siècle doit être celui d’une nouvelle guerre… que ce soit celle des esprits. Je ne vous demande qu’une chose : puissiez-vous être nombreux à vous interroger sur les manipulations invisibles et les outils du pouvoir. Ne fermez plus les yeux sur cette vision subjective de la réalité qui vous est présentée. Tout ce que nous voyons n’est qu’une ombre projetée par les choses que nous ne voyons pas. “Nous ne faisons ni l’histoire ni le système dans lequel nous vivons ; ce sont eux qui nous font” Martin Luther King.

Soyez nombreux à vous rassembler pour ne plus jamais voir le monde de la même manière…

Checkraise est notre étendard, une arme de contestation massive, comme pour dire « je suis là, je vous vois, je vous observe et vous écoute mais je ne vous cautionne pas ! »

about

Interview de Mathieu Raynal par awake studio..

Extrait [...]

Tu respectes une certaine éthique dans le processus de fabrication de tes T-shirt, en refusant le recours aux sweatshops (atelier de misère). Peux-tu nous en dire un peu plus ? Choisir American Apparel c’est non seulement s’assurer d’une qualité mondialement reconnue, mais c’est aussi un moyen d’éveiller les consciences sur les dérives d’un capitalisme globalisant. Notre production est made in USA et on est certain qu’il y a pas un môme de 8 ans qui bosse 15h par jour à la confection, parce qu’American Apparel refuse toute délocalisation dans les sweatshop des coopératives d’Amérique du sud ou du Sri Lanka. C’est clair que ça coûte plus cher mais ça nous donne le droit de dire que ceux qui font fabriquer à 1 euro au Bangladesh pour revendre 80 ailleurs sont des enculés… Tout simplement parce que les logiques économiques néolibérales de certains pays dont les Etats-Unis, constituent une violation du respect de l’être humain et de ses droits les plus fondamentaux. Alors quand il y a un mec comme Dove Charney qui décide, à Los Angeles, de payer ses ouvriers le double du smic américain, et bien on décide de bosser avec lui. Le coût de la fabrication m’importe peu tant qu’on s’inscrit dans le respect d’une certaine dimension sociale et humaine… les étiquettes sont cousues par des handicapés… l’impression est faite dans un petit atelier et les broderies par un indépendant… et  tout cet univers là fait qu’aujourd’hui on bosse juste pour le plaisir d’ouvrir nos grandes gueules…

La marque est très engagée politiquement, quel message essaies-tu de véhiculer ? Je crois que le message est assez clair… on prône un retour à des valeurs un peu plus humanistes, d’entraide entre les peuples, de partage de richesse et de tolérances culturelles. Tout simplement parce que les minorités au pouvoir contiennent la plupart des habitants de la planète dans l’ignorance et la misère, faisant d’eux des esclaves modernes sans perspective d avenir.

Peux-t-on classer CheckRaise dans la mouvance altermondialiste ? Sans problème…

Crois-tu qu’un autre monde est réellement possible ? Je crois que l’homme est foncièrement mauvais et c’est la raison pour laquelle je ne pense pas qu’un autre monde soit possible. Ou alors il faudrait que ce même homme fasse de l’intérêt collectif une priorité… ce qui me semble assez inconcevable puisque ce serait le condamner à une réflexion en profondeur sur la refonte d’un système dans son ensemble… chose qu’il est incapable de faire… Quand on voit que nos gamins grandissent avec 3h 30 de télé par jour et que le bal des prostituées télévisuelles ne s’arrête jamais… des journaux télévisés à la télé-réalité, en passant par nos hommes politiques, le terrain de la médiocrité et de l’indignité est constamment occupé, faisant foi de vérité. On peut donc légitimement penser qu’on tend plus facilement vers le pire que vers le mieux.

Parles nous de CheckRaise Foundation, Comment comptes-tu développer ce département de la marque ? C’est pas un département, c’est le cœur du projet. Une grosse partie des bénéfices sera reversée à notre fondation qui a pour objectif de financer de l’éducatif au sens large du terme puisque “éduquer les enfants d’aujourd’hui c’est former les citoyens de demain”. Notre projet ne s’arrête donc pas à la simple exploitation d’une marque de vêtements, la finalité est, et a toujours été, de créer notre propre association sous l’étendard “CheckRaise Foundation” qui nous servira à financer des  “vacances éducatives”. En d’autres termes, c’est permettre à des jeunes de tous horizons de partir à la découverte de zones du monde lourdes de significations pour la compréhension du système mondial. Tout ça pour contribuer à donner un esprit critique aux mômes, ce que toutes les nations ont abandonné au travers de leurs politiques éducatives.

En conclusion ? Do your best and fuck the rest..

+ sur awakestudio.com

█ précisions sur la fondation CheckRaise

Check-republic.com n’est pas un but, c’est un moyen : “on cherche le nombre et pas le chiffre” Keny Arkana. Contrairement à tous ceux que nous fustigeons ici, notre entreprise n’est pas capitaliste, c’est une entreprise de convictions, de consciences, d’âmes et de valeurs : nous sommes des insurgés en guerre idéologique.

Nous n’avons jamais envisagé nos vies comme une course au butin, une obsession pour l’amassement de biens et de richesses en tous genres.
C’est pourquoi notre projet ira dans ce sens.

█ Notre « designer » : Bruno Leyval

On cherchait depuis longtemps un mec qui colle à ce qu’on est, à nos valeurs et notre vision humaniste du monde… Au même titre que lui, nous aussi on aspire à réunir les esprits et les talents, préférant rassembler que diviser… La première fois où on a vu ses œuvres , au premier contact, on a su que ce serait lui ! Il porte le projet avec nous, il en est une pièce essentielle..

Extrait…

Est-ce que ton art comporte une dimension politique ou sociale ou tu le tiens pour du divertissement pur et dur ?
Il y a des sujets qui me tiennent réellement à cœur comme les luttes sociales, le combat des minorités, le racisme… Donc forcement, mon travail est souvent axé sur ces thèmes et sur les hommes et les femmes qui combattent pour leurs droits et ceux de leur peuple. J’ai encore la naïveté de croire que l’Art peut changer le monde et je revendique le côté utopiste de mon travail !

Quand as-tu monté Awake Studio et avec quels objectifs ?
En 2002, avec pour objectif de tisser un lien entre les arts et les cultures alternatives. A la base, je souhaitais juste réunir sur mon site perso quelques artistes dont j’appréciais le travail. Aujourd’hui, Awake Studio est une plateforme qui regroupe un studio de création, un magazine online, un collectif d’artistes et enfin, il me sert à promouvoir mon propre travail.

+ brunoleyval.com